14 Oct 2017

Témoignage de Vanessa Alaine Kaneza

Témoignage de Vanessa Alaine Kaneza
“Je demande à la Cour pénale internationale de m’aider à demander à Pierre Nkurunziza de me remettre mon mari. Il lui a servi fidèlement, il était son instrument.. S’il lui a trouvé une nouvelle mission, qu’il me dise où il a mis mon mari”.
C’est le cri de détresse de Vanessa Alaine Kaneza, l’épouse d’Aimé Aloys Manirakiza alias “Musaga”, milicien Imbonerakure introuvable depuis son arrestation par un brigadier de la garde présidentielle, Jonas Ndabirinde, le 25 mai 2017 à Kanyosha.
 
Dans un témoignage fait hier soir sur les radio Inzamba et RPA, Vanessa Alaine Kaneza a d’abord confirmé l’appartenance à la milice Imbonerakure et l’implication de son mari dans des crimes graves: arrestations, torture et exécutions des opposants au régime de Pierre Nkurunziza. A cet effet, selon Madame Kaneza, “Musaga” avait reçu un fusil Kalash Ak47, un pistolet, six grenades et une tenue militaire qu’il portait durant ses opérations; une révélation qui confirme l’armement de la milice Imbonerakure. Vanessa Kaneza révèle le lien et la collaboration de “Musaga” avec des éléments des forces de sécurité dont le Major Pascal Minani alias “Mababa”, le Général “Wakenya”, un certain Major Evariste de la garde présidentielle et de manière générale avec le SNR à Bujumbura.
 
Dans son témoignage, Madame Kaneza a ensuite évoqué les circonstances de la disparition forcée de son mari ainsi que la traque dont elle a elle-même fait objet. Selon madame Kaneza, Aimé Aloys Manirakiza a été appelé au téléphone le 25 mai 2017 par son collègue Eddy Uwimana qui venait d’être appelé par un autre milicien Imbonerakure Pascal Minani alias “Mabiya” pour les inviter à une mission spéciale à la barrière communale de Kanyosha . Arrivés au lieu convenu, les deux miliciens “Musaga” et Uwimana ont été arrêtés par le brigadier Jonas Ndabirinde de la garde présidentielle qui les aurait conduits au camp de l’API à Ngagara Q.9. Selon les informations reçues par Madame Kaneza, les deux Imbonerakure auraient été exécutés dans le camp API sur ordre du Général Gervais Ndirakobuca alias “Ndakugarika”. Vanessa Alaine Kaneza a été à son tour traquée par des Imbonerakure et des agents du SNR qui craignaient qu’elle livre des secrets sur les crimes de son mari.
 
En terminant son témoignage, Madame Vanessa Alaine Kaneza demande à la Cour pénale internationale de lancer son enquête sur les crimes graves en cours au Burundi et demande pardon au peuple burundais pour les crimes commis par son mari. Vanessa Alaine Kaneza, dans son pays d’exil, a peur de rencontrer des victimes ou des proches des victimes de son mari.
 
C’est une femme terrorisée qui est entrée en contact avec le FOCODE en juillet 2017, Vanessa ne savait plus à quel saint se vouer. D’un côté, elle était traquée par les services secrets de Nkurunziza et les anciens “amis de son mari” à tel point qu’en moins de deux mois elle avait changé de résidence quatre fois et les familles d’accueil commençaient à avoir peur qu’elle leur cause des ennuis. De l’autre, elle avait peur de rencontrer des personnes originaires de Musaga qui auraient perdu les leurs à cause de son mari “Musaga”. Cette mère de deux enfants en très bas-âge et enceinte n’avait même pas de papiers de voyage… A la mi-août 2017, elle a pu quitter difficilement le Burundi et se trouve depuis en lieu sûr. Un des pays que le milicien “Musaga” a souvent insulté à travers des manifestations à Bujumbura a été celui qui a accueilli et sauvé sa famille en détresse. Ceux que “Musaga” n’aurait pas hésités à torturer et tuer ont été les derniers recours pour sa famille en danger.
 
Le sort d’Aimé Aloys Manirakiza alias “Musaga” devrait servir de leçon à de nombreux miliciens Imbonerakure qui se laissent instrumentaliser dans des crimes innommables. Les membres du CNDD-FDD devraient comprendre que les défenseurs de droits humains ne sont pas des ennemis à vilipender, mais plutôt ceux qui pourront les assister quand leurs droits seront gravement bafoués. Enfin, à mes collègues DDH, j’aimerais dire que la “défense des droits humains a encore plus de sens quand nous sommes appelés à défendre les droits de ceux qui n’auraient pu que nous liquider s’ils en avaient eu l’opportunité…”
 
Je remercie Madame Vanessa Kaneza pour son courage dans ce témoignage.. J’invite beaucoup d’épouses des bourreaux à tirer des leçons et à prendre le courage de déconseiller leurs maris impliqués dans la répression car, à la fin, les conséquences sont malheureusement portées par des veuves et des orphelins. Au moins, pensez à obtenir vos papiers de voyage, le système Nkurunziza risque de vous surprendre un jour…
14 Oct 2017

Lundi noir du 22 Janvier 2018 Kr

Akamo k’Umuhari w’ Abakenyezi n’Abigeme baharanira Amahoro n’ Umutekano mu Burundi ko kuri uwu wa mbere wa 22 Nzero 2018

Ukurondera gusazira ku butegetsi, mbere akazoburaga abasigwa biwe s’ umugambi mwigano Nkurunziza atanguye uno munsi. Yaragerageje guhindura Ibwirizwa Nshingiro muri 2014, Inama Nshingamateka, abanyagihugu na cane cane amashirahamwe  aharanira agateka ka zina muntu barahagararira igihugu ninkingi zaco, baramutesha. None yatoye  umukenyuro wo kubicisha mu matora ya bose yiteguriye gutsindisha  iterabwoba n’uguhenda  abanyagihugu.

Iruhande yo guhindura amategeko, Nkurunziza yashatse guhenda urwenge Abarundi abafatiye ku kwemera Imana. Twibuke ko kera yavuga ko kuba Umukuru w’ igihugu yavyeretswe akiri mw’ ishamba, buhoro buhoro agwiza amasengesho n’  ibikorane, avuga cane ukwerekwa n’ ubuvugishwa, imunywamazi  canke imvura ikuvye bikitwa ibimenyetso Imana iturungikiye ngo dukunde twemere ko ubutegetsi bwiwe buva ku Mana none yodutwara inganji itazohera.!!!

Mbega Abarundi twese twoba turiko urugoto ngo turote ryaka canke twoba turwaye uruhumyi kugira ntitubone iyo irya Nkurunziza rirenga rija ?

Mbega Imana ntiyagize iti abanje muzobamenyera ku vyamwa vyabo. ? Uburundi bugeze ahatemba ! Intwaro yeze niy’ agahotoro n’ ihonyangwa ry’ amategeko ikaba yama  ivyamwa vy’ urupfu, agahohotero n’ agatotezo, amabohero n’ubuhungiro, amakori n’ intererano z’ agahotoro zitwibutsa ya ntwaro ya zana amata zana amasoro, zana amagi zana isaki twagira ngo twariganzuye !

Aha turi rero Barundi Barundikazi  , ntiduhendwe tubona ngo turi n’uwasizwe amavuta n’Imana ari hejuru y’ amategeko agenga igihugu . Uburundi bukeneye  umurongozi abubabaye, abuhumuriza akabwubaka atari uwusahira yisahurira aharanira  inyungu za bose imbere  ya rwiwe, adatoranya  ngo agire nkuzi. Twifuza umurongozi yubahiriza amategeko akayasonera niyo atajanye n’ ivyo yokwifuje.. Hakenewe umurongozi azoshira ubuntu n’ iteka  hejuru y’ inambu y’ ubutegetsi n’ amaronko. !

Ingo Barundi, Barundikazi duhaguruke twamire  twivuy’ inyuma  uwo mugambi  ugayitse wa Nkurunziza wo kurondera  kurya Abarundi abicayeko atacamira , ingo duhagararire amategeko, niyo nkinzo  ntamenwa y’ igihugu n’ abakibamwo !

Ako kar’ Akamo k’Umuhari w’ Abakenyezi n’Abigeme baharanira Amahoro n’ Umutekano mu Burundi ko kuri uwu wa mbere wa 22 Nzero 2018

14 Oct 2017

Lundi noir du 22 Janvier 2018 fr

Message du Mouvement des Femmes et Filles Pour la Paix et la Sécurité au Burundi  de ce lundi 22 janvier 2018

Nkurunzinza n’en est pas à son  premier coup dans son projet d’amender la Constitution et ainsi s’éterniser au pouvoir.et le passer à sa succession ! Sa première tentative échoua en 2014 à l’Assemblée Nationale grâce au courage des honorables membres, soutenus par de braves fils et filles des organisations de défense des droits humains, qui ont vaillamment défendu la nation et sa fondation.  Il vient de changer son fusil d’épaule et il propose une révision constitutionnelle  par le referendum qu’il espère gagner par la terreur sur les électeurs et le truquage des résultats.

Pour réussir son projet, Nkurunziza a toujours eu plusieurs cordes à son arc. Très croyants que sont les Barundi, il a  lentement et  méthodiquement  tenté  de nous faire croire que le pouvoir lui avait été révélé alors qu’il était encore dans la rébellion.  Depuis, il a multiplié  retraites et croisades, révélations et prophéties et tout phénomène naturel comme un arc en ciel à l’horizon, une grosse pluie ou la grêle interprétés comme des signes du ciel pour confirmer son pouvoir divin.  

Espérait-il nous avoir tous ainsi envoûtés pour ne pas déceler  son plan machiavélique ?

Non, l’homme investi par Dieu est reconnaissable aux fruits qu’il porte ! Le pouvoir de Nkurunziza a fleuri la violence, l’iniquité et la violation des lois et ses fruits sont la mort, la torture, la prison, l’exil, les taxes indues qui rappellent  l’ère coloniale que nous croyions révolue.

Barundi, Barundikazi, ne soyons pas dupes ! L’homme Nkurunziza n’a pas été oint par Dieu pour être au-dessus des lois. Le Burundi a besoin d’un leader qui l’aime, qui se consacre à sa cohésion sociale et sa reconstruction économique, qui ne s’enrichit pas par le détournement des biens publics  et  qui met les intérêts du peuple avant les siens.

Nous voulons un leader qui protège et se soumet à la loi, qui met en avant le devoir, l’honneur et l’Ubuntu avant la soif du Pouvoir et de l’Avoir !

Levons-nous donc tous, Barundi, Barundikazi et refusons de toutes nos forces ce projet de Nkurunziza de nous réduire et nous maintenir dans  la servilité. Défendons notre Constitution, l’ultime et puissant bouclier du pays et de son peuple !

Ceci est un Message du Mouvement des Femmes et Filles Pour la Paix et la Sécurité.

 

 

 

 

09 Apr 2017

lundi Noir 22 Janvier 2018 English

Message from the Women and Girls Movement for Peace and Security in Burundi for this Monday, 22 January 2018

This is not the first time Nkurunzinza tries to amend the Constitution in order to remain in power uninterrupted and eventually leave it as a legacy to his Offspring! He first failed in 2014 thanks to the courage of Honorable Members of the National Assembly, encouraged by the patriotic vigilance of brave men and women human rights defenders, who stood for the nation and its foundation. He is now changing tactics and proposes a Constitution revision by Referendum, hoping to win by terror on the voters and rigging of results.

For his own purposes, Nkurunziza has always used many devices. Knowing that Barundi are strong believers, he slowly and methodically made us believe that his divine power was revealed while he was still in the bush. Since then, he multiplied prayer retreats and crusades, revelations and prophecies, in such a way that any natural phenomenon as a rainbow in horizon, a heavy rain or hail was interpreted as a sign from heaven to confirm his divine anointing to rule.

Is he hoping we are all bewitched, blind and senseless not to detect his Machiavellian plans?

No, a Man with divine anointing to rule will be recognized to his fruits! Pierre Nkurunziza rules by violence, unfairness and violation of the laws and his fruits are death, torture, prison, exile, undue taxes, reminding of the colonial era that we thought had ended.

Brothers and sisters, Barundi, Barundikazi, let us not be fooled! God has not anointed Nkurunziza to arise above the law. Burundi is in need of a leader who shows love and dedication to its social cohesion and economic reconstruction, who is not after personal wealth through public goods embezzlement and who puts the interests of the people before his own.

Our leader must uplift the law and abide by it, putting forward Duty, Honor and Ubuntu before the thirst of power and wealth!

Let us rise up together, Barundi, Barundikazi and refuse with all our strength this plan of Nkurunziza to reduce and maintain us into slavery. Let us defend our Constitution, the ultimate and a powerful shield of the country and its people!

This is a message of the Women and Girls Movement for Peace and Security in Burundi.

 
 

10 Dec 2016

Message de mobilisation pour la paix du 1er décembre 2016

Samedi 26 Novembre 2016 , des manifestations étaient organisées dans tout le pays  contre la venue de trois enquêteurs du Conseil des droits de l’homme au Burundi  et contre la Belgique qui vient d’abriter une rencontre avec les organisations de la société civile burundaise.

A Bujumbura, le maire de la ville avait précisé dans sa lettre de convocation que la présence de tous est obligatoire. Oui, les citadins ont répondu par milliers, scandant des champs de bataille et de guerre  avec des fusils d’entrainements. Si symboliques soient- ils, ce qui est important est le message qu’ils ont voulu transmettre.

Ailleurs , à Rumonge , le chef de file n’était personne d’autre que le secrétaire général du parti CNDD – FDD  qui s’est donné  à cœur ouvert à accuser la Belgique comme étant la source de tous les mots , de toutes les divisions dont  souffre le Burundi , d’avoir conçu le coup d’état de mai 2015 et plus grave , la Belgique serait en train de préparer le génocide au Burundi.

Partout dans le pays, des occasions s’inventent pour mobiliser la population  dans des manifestations aux allures de propagande qui depuis les années du règne du CNDD-FDD sont  organisées de façon permanente.

Des manifestations, tambours  battants qui contrastent  avec la répression des manifestations de Avril -Mai 2015 car le Burundi vit aujourd’hui en doublon – Certains ont le droit de manifester , d’autres non , certains ont le droit de crier , d’autres  non , certains ont le droit de pleurer  même quand ils n’ont  pas souffert , d’autres  n’ont  même pas le droit de faire le deuil quand ils ont perdu les leurs . Certains on le droit de dire n’importe quoi, même des propos qui incitent à la haine et à la violence, d’autres n’ont même pas le droit de les dénoncer, certains ont droit à la justice, pour d’autres, l’impunité est plutôt la règle. Silence, je parle. Ainsi va la vie au Burundi.

Mais ce qui est surtout inquiétant  c’est ce  discours servi à la population : Discours public,  raciste, xénophobe, négationniste, haineux.  Bref nous sommes à l’heure de l’Institutionnalisation de la haine  et de la violence.

Le dernier rapport des Nations Unies parle des crimes contre l’humanité et de menace de génocide et celui de la FIDH de répression aux dynamiques génocidaires.

Avant ces rapports, d’autres ont été produits, notamment celui de la Commission Africaine des droits de l’homme et des peuples. Tous sont unanimes  et pointent du doigt un régime despotique qui se cache derrière la masse populaire.  Le gouvernement du Burundi a toujours la même réaction : haranguées populaires, une manière détournée de faire la propagande et propager le discours de la haine contre des cibles burundais et étrangers. Les boucs émissaires de ce samedi étaient  la Belgique qui soit disant manipule la communauté internationale et la ligue Iteka qui a travaillé avec la FIDH.

Mais que signifie cette  propagande haineuse contre les burundais et certains cibles étrangers qui osent pointer du doigt ce qui ne va pas au Burundi, cette  militarisation de la population, cette  politique de la terreur ?

10 Dec 2016

Message de mobilisation pour la paix du 8 décembre 2016-

Le gouvernement du Burundi vient d’actualiser la liste des burundais recherches par la justice et demande aux pays qui les hebergent de les extrader afin qu’ils repondent aux crimes qui’ils aurauent commis .

Ces personnes recherches sont en grande partie des jouralistes des politiciens st desleaders des organisations de la societe jadis lesplus actives dans le pays , le point communs a ces wanted etant quíls se sont battus pour le respect de la loi en denoncant la candidature de Ppierrea Nkurunziza au 3 eme mamdat a la tete du pays alors que la consitutio e ne le lui permettait pas .

La tentative du coup d’Etat du 13- 14 Mai 2015 a été une très belle opportunité au pouvoir NKURUNZZA car désormais tous les anti troisième mandat s’appellent désormais « putchistes » ou allies associes pour justifier leur poursuite en justice.

Ce n’est pas la première fois que cette liste est établie. La justice burundaise retire ou ajoute qui elle veut, sans aucune explication d’autant plus que les concernes ne l’apprennent que par le biais des réseaux sociaux. Ya t-il eu procès ou pas pour blanchir les uns et condamner les autres.  Comment se sont déroulés ces procès ? Ou sont les preuves ? Autant d’interrogations ?

En plus, pourquoi l’actualisation de cette liste à l’annonce de la visite du facilitateur dans le conflit burundais Benjamin Mkapa au Burundi ? Est-ce un pure coïncidence ? A notre avis non car uajourd’hui le gouvernement du Burundi fait tout pour faire entendre a tout le monde qu’il ne purra jamsis negocier ou dialoguer  avec les persomnnes recherches par la justice . Pourtant nul n’ignore que justement  les negociations se passent  entre les parties en conflit surtout que les personnes recheches sont les seuls a refeleter les pensees des milliers de burundais reduits au silence aujourdhhui

Au moment ou moAMu gihe Leta yama iriko itera akamo ngo abahunze bahunguke , iyo ngendo yo gukumira bamwe ibagiriza ivyaha vy’irememetanya bisa no gushaka gutanga insiguro y’igituma yomoye abo batavuga rumwe na cane cane kwerekana ko idashaka na gato ko bosubira guhonyoza ukuguru mu gihugu cabibarutse .

Barundi barundikazi

Iyo ngendo ntaho izodushikana kuko twese turi abene BURUNDI, ni twemere twicarane kuko ntaho tuzoshirana.

Twagire dutere akamo barundi bose bime amatwi abo bose bashake guca mwo ibice abarundi , bamwe beza babe ba nyagikira , abandi babi  babe ba nyagupha . U wuzokubwira ivyo ukaja narwo , ejo ntuzotangare uruhigi ruhindukiriye i wawe

Akamo ni akamo ko guhimiriza abarundi n’abarundikazi guharanira amahoro n’umutekano.

10 Dec 2016

Message de mobilisation pour la paix du 24 Novembre 2016

La semaine passée était dédiée aux combattants du CNDD – FDD au Burundi. Fidèle à sa politique d’exclusion, le gouvernement du Burundi n’hésite pas à afficher ses plans d’ignorer et éliminer une partie de la population. Sinon, comment expliquer l’organisation de la journée nationale du combattant avec les seuls militants du CNDD- FDD, en ignorant ceux qui jadis appartenaient aux autres groupes armés ou ex FAB (Forces Armées Burundaises ), qui jadis étaient alliés ou adversaires. Etaient-ils moins combattants ?   La journée de Samedi 19 Novembre 2016 marquant la clôture des activités a été particulièrement révélatrice avec le défilé des civils en armes réels et  de fabrication locale sous les applaudissements des autorités officielles et le regard inquiet de la population.  Des scènes et images  qui rappellent celles de 1993 avant le génocide du siècle dans le pays voisin, le Rwanda. Et le monde regardait. Aujourd’hui aussi le monde regarde comment les imbonerakure du Burundi défilent militairement dans tout le pays comme le faisaient les interahamwe avant le génocide du Rwanda. Pourquoi ces entrainements ? que signifient toutes ces parades ? Pas difficile à deviner et à tirer la conclusion,  car l’histoire parle d’elle même.  C’est pour tuer, terroriser toute personne qui ne partage pas l’idéologie du CNDD-FDD. C’est pour les préparer à bien « travailler »,  le jour où le signal sera donné comme prévenait un jour  le Président de l’une des institutions parlementaires au Burundi. C’est pour continuer la salle besogne de faire disparaitre et torturer.  Peut – on encore nier qu’il ya une milice au Burundi ? Alors qu’elle s’exhibe au grand jour ?  Le pouvoir est entrain de promouvoir une culture de la violence dans un pays fragilise par des cycles de conflits politiques a ramifications ethniques.  Dommage que les autorités burundaises n’apprennent pas de l’histoire car les crimes contre l’humanité ne disparaissent jamais, ils sont comme de l’encre indélébile. 24 ans après le génocide du Rwanda, certains des présumés génocidaires et  planificateurs sont en train d’être rapatriés menottes à la main, honteux de faire face aux cameras. Cette violence pourrait  se retourner tôt ou tard contre ses promoteurs.

En attendant un mot à la jeunesse aujourd’hui instrumentalisée.

A l’âge des NTIC Burundi, tout acte , tout  fait et geste que vous posez peut se  savoir en un laps de temps alors que les  personnes qui vous ont mandaté  pour faire du mal aux autres humains, à vos semblables  se la coulent  douce profitant des aisances du pouvoir.

Vous êtes aujourd’hui au service  des personnes privilégiées qui, le moment venu,  profiteront des richesses amassées pour fuir le Burundi au moment où vous serez  poursuivis, jugés et punis par la loi quand la justice viendra.

Les pensées qu’on vous inculque, les paroles de violence que vous prononcez, les actes que vous posez vont devenir des habitudes et déterminer votre caractère qui dessinera votre destin. Souhaiteriez vous êtres collés à jamais l’étiquette de tueurs au risque de faire dire aux autres peuples que nous les burundais sommes  tous violents avec une brutalité vieille d’un autre siècle. Non,  non et non tous les burundais ne sont pas prêts à assumer cette responsabilité et d’aucuns diront « non nous n’appartenons pas au même peuple», qui se confond à un peuple criminel. Il est temps que les jeunes acquis à la cause de la paix se désolidarisent de ceux qui font de la violence leur mot d’ordre car demain, le Burundi aura besoin d’une  génération aux mains propres qui puisse prendre an mains les destinées du pays et prendre des mesures de redressement de leurs frères égarés.

Ceci est un message de mobilisation pour la paix lance par le mouvement des femmes et filles pour la paix et la sécurité au Burundi.

10 Dec 2016

Lundi noir 15 Janvier 2018 Kr

 

Akamo k’Umuhari w’ Abakenyezi n’Abigeme baharanira Amahoro n’ Umutekano mu Burundi ko kuri uwu wa mbere  wa 15 Nzero 2018.

Kuri uyu munsi  w’ igenekerezo rya 15 Nzero amakungu yibuka ivuka ry’ uwuzwi kw’ isi nk’ Intwari mu ntwari yaharaniye agateka k’ Abirabure mu kurwanya mbere akanabizira intwaro kavangura moko yari yiganje muri Leta zunze Ubumwe za Amerika,  Umuhari w’ Abakenyezi n’Abigeme baharanira Amahoro n’ Umutekano mu Burundi twipfuje kwibutsa ABARUNDIKAZI bose  uruhara rw’ umukenyezi mu  guhaguruka no guharanira agateka n’ uburenganzira bwacu.

EGO!. TURABISHOBOYE! Akandi karorero n’ icitegererezo ni umukenyezi  Rosa PARKS nawe nyene rurangiranwa kw’ isi mu bahabuje agateka k’ abirabure muri Leta zunze Ubumwe z”Amerika! Egome! umukenyezi, umukozi muto yashona impuzu, yarubahutse umunsi uri izina igenekerezo rya mbere kigarama 1955 yarubahutse  abwira umushoferi amutegetse  kubisa umuzungu  mu kibanza yarishe muri bus ati OYA, aho vyakabereye ni kera! Yemera kurenga amategeko no guhanwa kugira ahagararira agateka n’ uburenganzira bwiwe. Yagize ati sinari ndushe kubera imirimo nari niriwemwo, ati uburuhe bwonyene nari mfise bwari ubwo kwama nemerana ntemeye, guheberana ntahevye, iminsi yose, muri vyose !!!

Erega OYA ya Rosa Parks ntiyari kumenyekana ngo inashike kure iyo itaba imbarutso y’ urundi rugamba yahavuye arwanira hamwe na ML King kuva ku wa 5 kigarama uwo mwaka nyene rwahurikiwemwo n’ isinzi ry’ abirabure n’ abazungu kw’ isi nzima bemera ko zina kiremwa muntu akwiye kwubahirizwa mw’ iteka n’ uburenganzira  bwiwe bwose.

Uburundi burafise incungu nyinshi n’ abo tworabirako akarorero benshi bavuye hasi bakagira bati OYA, nka ba Rosa Parks na MLKing

NK’ abo bose ,Umuhari wacu  uratuye, ugize uti OYA,  turiyamirije ihonyangwa ry’ agateka n’ amategeko atugenga nk’ Abarundi, uguhakana no guhindura Amasezerano Abarundi basezeranye hamwe n’ Ibwirizwa Nshingiro ryayakomotseko. 

Tubwiye abo bose bakiboshwe n’ ububisha bwiganje mu gihugu, iterabwoba, umunyororo n’ ubuhungiro nko mu gihe caba Rosa Parks tubibutsa aka kajambo ka ML KINg yagize ati : igihe cama kibereye kugira hakorwe  ibibereye,! Natwe tuti ico gihe n’ iki nyene, cageze! Duhamagaye umwe wese kuduhamvya muri uru rugamba rwo guhakana amatora ya REFERENDUM yimirije kutwemeza guhindura Ibwirizwa Nshingiro Abarundi tutavyumvikanyeko ku neza y’ igihugu cacu na kazoza k’ abana bacu.              

Ako ni Akamo k’Umuhari w’ Abakenyezi n’Abigeme baharanira Amahoro n’ Umutekano mu Burundi ko kuri uwu wa mbere wa 15 Nzero 2018.

 

AUDIO

 

10 Dec 2016

Lundi Noir du 15 Janvier 2018 fr

 

Message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité au Burundi de ce 15 janvier 2018.

I HAVE A DREAM. J’AI UN REVE

15 janvier,  date d’ anniversaire de la naissance de l’icône des droits civiques, le Révérend Martin Luther King Jr.

En ce lundi,  le MFFPS voudrait rendre un grand hommage à ce grand homme mais aussi s’approprier son rêve, sa vision comme un appel lancé à nous les femmes burundaise “abarundikazi”, un appel pour nos valeurs et principes.

En effet, au départ de ce Mouvement et de la campagne pour les droits civiques, il y eut une femme….. une femme afro-américaine qui devint une figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États -Unis

OUI ! Une simple couturière ”

Fatiguée de céder ” sa place dans le bus, de céder à tous les coups, de céder sur tous les fronts, elle a dit NON et bravé la loi pour clamer et Ré-clamer sa place, ses droits et sa dignité.

Toutefois, le NON historique de Rosa PARKS n’aurait pas conduit à la déclaration d’inconstitutionnalité et finalement à l’abolition  des lois ségrégationnistes s’il n’avait été repris, relayé et porté par la  grande campagne  lancée par Martin Luther King, drainant des milliers de citoyens  partageant les valeurs universelles de droits: justice, égalité et dignité.

Aujourd’ hui, le MFFPS voudrait dire au monde : «Nous sommes Rosa Parks, nous sommes  Luther King ! Nous disons NON à la violation de nos droits et lois,  NON à la négation de nos consensus socio-politiques et sécuritaires régis par l’accord d’arusha et notre constitution.

Enfin, nous disons à ceux et celles encore réduits au silence par la terreur qu’il y a toujours ‘’ un moment opportun pour faire ce qui est juste’’. Et ce moment est arrivé.

Nous vous exhortons à nous rejoindre dans la lutte du NON au référendum, NON au changement de notre constitution pour un meilleur avenir de notre pays et nos enfants.

Dans un même élan, entonnons le fameux « WE SHALL OVERCOME » comme  notre chant de ralliement ! NOUS VAINCRONS !

 

AUDIO

08 Aug 2016

Message de Paix à l’occasion de la journée Internationale des Refugiés

Burundais, burundaises

Vous qui êtes refugiés dans les pays voisins et lointains ,

Vous êtes devenus réfugiés , non pas parce que vous l’avez voulu ou souhaité mais parce que notre pays s’est  engouffré dans une crise depuis le mois d’Avril 2015

Vous êtes refugiés parce que soit vous vous êtes levé pour le respect de la constitution et de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi,  soit vos voisins vous ont persécuté ou parce que votre quartier était devenu le chant de bataille. Vous êtes des victimes ou des boucs émissaires d’un système politique qui viole les lois et tue son peuple .

Nous savons qu’en exil , tout est à reconstruire alors qu’on a tout laissé  derrière soi.

Le mouvement des femmes et filles pour la paix et la sécurité au Burundi , qui compte aussi en son sein beaucoup de refugiées , exprime sa solidarité envers vous tous  qui vivez dans des conditions pour le moins souhaitable. Nous vous demandons de rester digne, de respecter les lois et coutumes de vos pays d’accueil  et  rester confiant que le Burundi redeviendra le beau pays que nous rêvons  .

Ceci est message du mouvement des femmes et filles pour la paix et la sécurité au Burundi