09 Apr 2017

lundi Noir 3 Avril 2017

Au-delà de la terreur, malgré les 500,000 réfugiés, les enlèvements journaliers, les morts qui continuent à endeuiller notre nation, au-delà de la corruption endémique, et la famine, la décision des barundi de faire valoir leurs droits inaliénables de liberté et de dignité, reste inébranlable.

En effet, de jeunes étudiants de l’Université du Burundi ont décidé de se mobiliser contre la violation de leurs droits par le régime de Bujumbura. Le gouvernement restant constant dans l’exercice de la violence comme mode de gouvernance.
Le MFFPS saisit cette occasion pour exprimer toute sa solidarité avec les familles de cette jeunesse, avec leurs pères et mères, avec toute cette nation qui les a vu naitre et qui les voit souffrir, mourir.
Le MFFPS rappelle également que c’est à travers ces tournants de l’histoire, de toute histoire, que nous nous devons de nous sentir interpellés, en tant qu’adultes, leaders sur l’héritage que nous bâtissons et comptons laisser aux générations futures. Aujourd’hui, c’est l’étudiant burundais, mais cet étudiant nous rappelle également l’étudiant Chinois de Tian aman Square, le congolais de Lubumbashi, le sud-africain de Soweto, l’étudiant ougandais sous Amin Dada.
Nous rendons hommage à toute cette jeunesse, celle d’aujourd’hui et d’hier, qui, inlassablement, continuent à nous demander d’oser inventer, imaginer, un autre avenir. Un avenir pour une nouvelle société, où les aspirations de vie, liberté, dignité de notre jeunesse sont non seulement préservées mais défendues, à tout prix.
Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la paix et la sécurité au Burundi.

Ecoutez l’audio du message

Akamo k’Umuhari w’Abakenyezi n’Abigeme baharanira Amahoro n’Umutekano mu Burundi ko kuri uwu wa mbere w’ umubabaro ugira uwa 48.
Si iterabwoba, impunzi ziharurwa mu bihumbi 500.000, abanyuruzwa uko bukeye uko bwije, ikigandaro c’ abicwa gikwiye igihugu cose,ukunyuruza ubutunzi bw’ igihugu bwiraye muri Leta, inzara .., ayo mabi yose yugarije igihugu cacu atuma ishaka ry’ abarundi ryo guhagararira agateka kabo n’ uburenganzira bwo kwishira bakizana rirushiriza gukomera , rikaba ntayegayezwa.
Abanyeshule bo mw’ Ishule Kaminuza ya Leta barenze ayo mabi yose bafata ingingo yo guhaguruka no guhagararira amateka yabo ahonyangwa n’ intwaro y’ i Bujumbura. Leta nayo ikaba ikomeje umurindi mu kubahohotera,ubona ko yagize ubugizi bwa nabi ubuhizi mu ntwaro yayo.
Umuhari w’Abakenyezi n’ Abigeme uboneyeho kwifatanya n’ abavyeyi b’ urwo rwaruka, abanywanyi b’ imigambwe itandukanye baba mw’ iterabwoba rya minsi yose, eka mbere n’ igihugu cose cabibarutse kibona bahohoterwa, bakicwa aho cari kigeze kubaramura.
Umuhari w’Abakenyezi n’ Abigeme uribukije kandi ko mu bihe bikomeye nk’ ibi, aho igihugu kiba kigeze mu mayirabiri, ariho abakuze, abitwa imboneza bose duhamagarirwa kwisuzuma tukamenya iragi turiko dutegura gusigira abana bacu.
Uno munsi ni umunyeshule w’ Umurundi . Ariko atwibutsa wa munyeshule w’ umu Chinois wo kuri ca kibanza citwa Tian aman, umwe w’ i Lubumbashi, umwe wo muri Soweto muri |Afrika y’ epfo, wa munyeshule w’ umuganda ku ntwaro ya Amin Dada.
Turakeje urwo rwaruka, urw’uno munsi n’urw’ejo hahise, rudahengeshanya kudukebura, rudusaba kwubahuka,tukarondera inzira nshasha za kazoza gashasha. Kazoza mu mubano mushasha, aho ubuzima bwa muntu, ukwishira no kwizana, agateka k’ urwaruka rwacu bizobungabungwa , bibaye ngombwa bigaharanirwa na twese twivuye inyuma.
Ako kari Akamo k’Umuhari w’Abakenyezi n’ Abigeme baharanira Amahoro n’Umutekano mu Burundi ko kuri uwu wa mbere w’ umubabaro ugira uwa 48.

Umviriza ijwi ry’ubutumwa

10 Dec 2016

Message de mobilisation pour la paix du 1er décembre 2016

Samedi 26 Novembre 2016 , des manifestations étaient organisées dans tout le pays  contre la venue de trois enquêteurs du Conseil des droits de l’homme au Burundi  et contre la Belgique qui vient d’abriter une rencontre avec les organisations de la société civile burundaise.

A Bujumbura, le maire de la ville avait précisé dans sa lettre de convocation que la présence de tous est obligatoire. Oui, les citadins ont répondu par milliers, scandant des champs de bataille et de guerre  avec des fusils d’entrainements. Si symboliques soient- ils, ce qui est important est le message qu’ils ont voulu transmettre.

Ailleurs , à Rumonge , le chef de file n’était personne d’autre que le secrétaire général du parti CNDD – FDD  qui s’est donné  à cœur ouvert à accuser la Belgique comme étant la source de tous les mots , de toutes les divisions dont  souffre le Burundi , d’avoir conçu le coup d’état de mai 2015 et plus grave , la Belgique serait en train de préparer le génocide au Burundi.

Partout dans le pays, des occasions s’inventent pour mobiliser la population  dans des manifestations aux allures de propagande qui depuis les années du règne du CNDD-FDD sont  organisées de façon permanente.

Des manifestations, tambours  battants qui contrastent  avec la répression des manifestations de Avril -Mai 2015 car le Burundi vit aujourd’hui en doublon – Certains ont le droit de manifester , d’autres non , certains ont le droit de crier , d’autres  non , certains ont le droit de pleurer  même quand ils n’ont  pas souffert , d’autres  n’ont  même pas le droit de faire le deuil quand ils ont perdu les leurs . Certains on le droit de dire n’importe quoi, même des propos qui incitent à la haine et à la violence, d’autres n’ont même pas le droit de les dénoncer, certains ont droit à la justice, pour d’autres, l’impunité est plutôt la règle. Silence, je parle. Ainsi va la vie au Burundi.

Mais ce qui est surtout inquiétant  c’est ce  discours servi à la population : Discours public,  raciste, xénophobe, négationniste, haineux.  Bref nous sommes à l’heure de l’Institutionnalisation de la haine  et de la violence.

Le dernier rapport des Nations Unies parle des crimes contre l’humanité et de menace de génocide et celui de la FIDH de répression aux dynamiques génocidaires.

Avant ces rapports, d’autres ont été produits, notamment celui de la Commission Africaine des droits de l’homme et des peuples. Tous sont unanimes  et pointent du doigt un régime despotique qui se cache derrière la masse populaire.  Le gouvernement du Burundi a toujours la même réaction : haranguées populaires, une manière détournée de faire la propagande et propager le discours de la haine contre des cibles burundais et étrangers. Les boucs émissaires de ce samedi étaient  la Belgique qui soit disant manipule la communauté internationale et la ligue Iteka qui a travaillé avec la FIDH.

Mais que signifie cette  propagande haineuse contre les burundais et certains cibles étrangers qui osent pointer du doigt ce qui ne va pas au Burundi, cette  militarisation de la population, cette  politique de la terreur ?

10 Dec 2016

Message de mobilisation pour la paix du 8 décembre 2016-

Le gouvernement du Burundi vient d’actualiser la liste des burundais recherches par la justice et demande aux pays qui les hebergent de les extrader afin qu’ils repondent aux crimes qui’ils aurauent commis .

Ces personnes recherches sont en grande partie des jouralistes des politiciens st desleaders des organisations de la societe jadis lesplus actives dans le pays , le point communs a ces wanted etant quíls se sont battus pour le respect de la loi en denoncant la candidature de Ppierrea Nkurunziza au 3 eme mamdat a la tete du pays alors que la consitutio e ne le lui permettait pas .

La tentative du coup d’Etat du 13- 14 Mai 2015 a été une très belle opportunité au pouvoir NKURUNZZA car désormais tous les anti troisième mandat s’appellent désormais « putchistes » ou allies associes pour justifier leur poursuite en justice.

Ce n’est pas la première fois que cette liste est établie. La justice burundaise retire ou ajoute qui elle veut, sans aucune explication d’autant plus que les concernes ne l’apprennent que par le biais des réseaux sociaux. Ya t-il eu procès ou pas pour blanchir les uns et condamner les autres.  Comment se sont déroulés ces procès ? Ou sont les preuves ? Autant d’interrogations ?

En plus, pourquoi l’actualisation de cette liste à l’annonce de la visite du facilitateur dans le conflit burundais Benjamin Mkapa au Burundi ? Est-ce un pure coïncidence ? A notre avis non car uajourd’hui le gouvernement du Burundi fait tout pour faire entendre a tout le monde qu’il ne purra jamsis negocier ou dialoguer  avec les persomnnes recherches par la justice . Pourtant nul n’ignore que justement  les negociations se passent  entre les parties en conflit surtout que les personnes recheches sont les seuls a refeleter les pensees des milliers de burundais reduits au silence aujourdhhui

Au moment ou moAMu gihe Leta yama iriko itera akamo ngo abahunze bahunguke , iyo ngendo yo gukumira bamwe ibagiriza ivyaha vy’irememetanya bisa no gushaka gutanga insiguro y’igituma yomoye abo batavuga rumwe na cane cane kwerekana ko idashaka na gato ko bosubira guhonyoza ukuguru mu gihugu cabibarutse .

Barundi barundikazi

Iyo ngendo ntaho izodushikana kuko twese turi abene BURUNDI, ni twemere twicarane kuko ntaho tuzoshirana.

Twagire dutere akamo barundi bose bime amatwi abo bose bashake guca mwo ibice abarundi , bamwe beza babe ba nyagikira , abandi babi  babe ba nyagupha . U wuzokubwira ivyo ukaja narwo , ejo ntuzotangare uruhigi ruhindukiriye i wawe

Akamo ni akamo ko guhimiriza abarundi n’abarundikazi guharanira amahoro n’umutekano.

10 Dec 2016

Message de mobilisation pour la paix du 24 Novembre 2016

La semaine passée était dédiée aux combattants du CNDD – FDD au Burundi. Fidèle à sa politique d’exclusion, le gouvernement du Burundi n’hésite pas à afficher ses plans d’ignorer et éliminer une partie de la population. Sinon, comment expliquer l’organisation de la journée nationale du combattant avec les seuls militants du CNDD- FDD, en ignorant ceux qui jadis appartenaient aux autres groupes armés ou ex FAB (Forces Armées Burundaises ), qui jadis étaient alliés ou adversaires. Etaient-ils moins combattants ?   La journée de Samedi 19 Novembre 2016 marquant la clôture des activités a été particulièrement révélatrice avec le défilé des civils en armes réels et  de fabrication locale sous les applaudissements des autorités officielles et le regard inquiet de la population.  Des scènes et images  qui rappellent celles de 1993 avant le génocide du siècle dans le pays voisin, le Rwanda. Et le monde regardait. Aujourd’hui aussi le monde regarde comment les imbonerakure du Burundi défilent militairement dans tout le pays comme le faisaient les interahamwe avant le génocide du Rwanda. Pourquoi ces entrainements ? que signifient toutes ces parades ? Pas difficile à deviner et à tirer la conclusion,  car l’histoire parle d’elle même.  C’est pour tuer, terroriser toute personne qui ne partage pas l’idéologie du CNDD-FDD. C’est pour les préparer à bien « travailler »,  le jour où le signal sera donné comme prévenait un jour  le Président de l’une des institutions parlementaires au Burundi. C’est pour continuer la salle besogne de faire disparaitre et torturer.  Peut – on encore nier qu’il ya une milice au Burundi ? Alors qu’elle s’exhibe au grand jour ?  Le pouvoir est entrain de promouvoir une culture de la violence dans un pays fragilise par des cycles de conflits politiques a ramifications ethniques.  Dommage que les autorités burundaises n’apprennent pas de l’histoire car les crimes contre l’humanité ne disparaissent jamais, ils sont comme de l’encre indélébile. 24 ans après le génocide du Rwanda, certains des présumés génocidaires et  planificateurs sont en train d’être rapatriés menottes à la main, honteux de faire face aux cameras. Cette violence pourrait  se retourner tôt ou tard contre ses promoteurs.

En attendant un mot à la jeunesse aujourd’hui instrumentalisée.

A l’âge des NTIC Burundi, tout acte , tout  fait et geste que vous posez peut se  savoir en un laps de temps alors que les  personnes qui vous ont mandaté  pour faire du mal aux autres humains, à vos semblables  se la coulent  douce profitant des aisances du pouvoir.

Vous êtes aujourd’hui au service  des personnes privilégiées qui, le moment venu,  profiteront des richesses amassées pour fuir le Burundi au moment où vous serez  poursuivis, jugés et punis par la loi quand la justice viendra.

Les pensées qu’on vous inculque, les paroles de violence que vous prononcez, les actes que vous posez vont devenir des habitudes et déterminer votre caractère qui dessinera votre destin. Souhaiteriez vous êtres collés à jamais l’étiquette de tueurs au risque de faire dire aux autres peuples que nous les burundais sommes  tous violents avec une brutalité vieille d’un autre siècle. Non,  non et non tous les burundais ne sont pas prêts à assumer cette responsabilité et d’aucuns diront « non nous n’appartenons pas au même peuple», qui se confond à un peuple criminel. Il est temps que les jeunes acquis à la cause de la paix se désolidarisent de ceux qui font de la violence leur mot d’ordre car demain, le Burundi aura besoin d’une  génération aux mains propres qui puisse prendre an mains les destinées du pays et prendre des mesures de redressement de leurs frères égarés.

Ceci est un message de mobilisation pour la paix lance par le mouvement des femmes et filles pour la paix et la sécurité au Burundi.

10 Dec 2016

Lundi noir 21 Novembre 2016

Justice, un mot qui vibre au plus profond de chaque être humain. Justice, un mot qui de siècle en siècle, de génération en génération, ne perd pas de sa grandeur. La justice pour tous est l’un des piliers qui consolide la cohésion de toute société. Elle garantit une paix durable.

Mais, qu’en est-il au Burundi, sur la terre de nos ancêtres ?

Le Burundi, une fois de plus,  faiblit sous le poids des torrents de larmes que versent ses enfants. Des millions de Burundais sont pris en otage dans un éniéme cycle de violence. Pourquoi donc ? Serait-ce une fatalité ? Serait-ce l’une des conséquences d’une justice partiale, à sens unique ?

Aujourd’hui, notre appareil judiciaire est souillé, soumis à la loi du plus fort, à la loi du plus cupide.

Souhaitons-nous reproduire les erreurs passées au risque de léguer aux générations futures la graine d’un autre cycle de violence ? Allons- nous ignorer les réformes que l’Accord d’Arusha prévoyait, pour que notre justice soit indépendante?

ll est certain que le peuple burundais exprime par un soupir, un cri de désespoir, une prière, ou encore par des plaintes et dénonciations, sa soif d’une justice pour tous.

Mais qui sont ces tous ? De qui parle-t-on ?

Ces tous, ce sont ces enfants qui, tous les matins, se réveillent sous une tente dans un camp de réfugiés. Ce sont ces pères et mères qui n’ont plus de nouvelles de leur fils enlevé. Ces tous, ce sont ces commerçants qui se font raquetter quotidiennement. Ces tous, c’est toi, c’est moi qui, du jour au lendemain pouvons devenir victimes de l’injustice ou de l’absence de justice qui s’appliquent indistinctement aux hommes et femmes de toutes les couches de la société.

Aujourd’hui, nous réclamons une justice pour nos morts, nos disparus, nos prisonniers. Justice pour nos mères et filles vendues, violées, justice pour  tous les abus subis suite à la lutte pour le respect de la constitution  et l’Accord d’Arusha pour la paix et la Réconciliation.

Nous lançons donc un vibrant appel à tous nos juristes, nos politiciens, nos historiens, tout burundais et burundaises pour réfléchir, dès maintenant, au modèle de justice que nous souhaitons pour nous et nos enfants, car personne ne le fera à notre place. Vous avez la connaissance, les compétences, alors mettez-les  au service des sans-voix, de ces simples citoyens sur leurs collines, dans leurs quartiers et œuvrez ensemble pour que notre justice ait pour assise, dans la résolution de tout conflit, les valeurs ancestrales d’ubushingantahe.

La balle est dans notre camp. Des milliers de Burundais, acculés,  affamés, luttant pour la survie, affaiblis par la maladie comptent sur nous.

Alors ne les décevons pas.

Ceci est un message du mouvement  des femmes et des filles pour la paix et la sécurité au Burundi.

 

10 Dec 2016

LUNDI NOIR DU 14 NOVEMBRE 2016

Message lundi noir du 14Pour ce lundi, parler de démocratie, de droits de l’homme, de liberté d’expression, c’est parler … de l’aspiration de tout un peuple. Nous nous rappelons de ce qui s’est passé il y a quelques jours dans un des pays occidentaux. Des élections ont eu lieu, le peuple a voté, le peuple a parlé, le système a décidé : un président a été élu. Le système électoral a désigné Mr. Donald Trump comme le prochain président des USA.

Au moment où ce message est écrit, des manifestations se sont tenues dans plusieurs Etats des Etats Unis …
Imaginez ce qui se passerai dans ce pays si le président sortant se serait levé un beau matin pour essayer de modifier la constitution pour s’octroyer un 3e mandat, ou pire, aurait violé la constitution pour rester au pouvoir.

Au même moment, dans une ville européenne, La Haye pour être précis et dans la capitale américaine Washington DC, deux manifestations similaires ont pris place. Toutes les deux se rassemblent dans la demande avancée : La dignité, La justice, au Burundi.

Oui, dignité et justice pour les victimes du dictateur sanguinaire. Une marche.

Oui, une marche mais au final la réclamation de notre dû : La liberté. Une liberté fondamentale : celle de voir ses aspirations, SES DROITS respectés et défendus. Défendus contre les agissements criminels d’un régime assassin et corrompu.

Car, pendant que nous marchions, mais surtout pendant que le peuple souffre, pendant que les barundi retiennent leur souffle dans la crainte d’une énième horreur, les auteurs et commanditaires des crimes que nous décrions continuent de vivre en toute liberté, de tuer en toute impunité et, comme si cela ne suffisait pas, de s’enrichir en toute illégalité.

Ce ne sera finalement pas une surprise d’apprendre que le Burundi est la plaque tournante du traffic de l’or dans la sous-région, avec 3 tonnes du précieux métal exportées l’année dernière. 3 TONNES. Bien sûr non déclarées. Sinon, comment expliquer que la mécanique meurtrière mise en place par le régime tienne encore quand l’économie est à plat et que le peuple se meurt.

Alors, oui, certes, le monde aura retenu cette semaine que des milliers d’américains ont manifesté librement dans les rues de Portland, Miami, Los Angeles, de l’Oregon, Chicago, Baltimore… Mais rappelons-nous, rappelons-le, un tel droit n’existe plus au Burundi.

Au pays des tambours, aucune manifestation s’inscrivant en faux contre le régime n’est permise. C’est ainsi que nous prenons la route, les routes, à l’étranger. Seulement à l’extérieur du pays, car manifester au Burundi équivaut à signer son arrêt de mort. Il ne s’agit guère ici de comparer ou de polémiquer sur les tenants et les aboutissants de ce qui se passe ailleurs mais tout simplement de reconnaître la souffrance des uns et des autres, car c’est en reconnaissant l’autre que nous élevons notre lutte. Et au final, notre humanité.

Notre mouvement dédie ce lundi noir à tous nos manifestants, à tous ces chevaliers et ces amazones sans noms, inconnus, qui ont payé de leur vie la recherche de la liberté, d’une liberté pour tous. Pour un peuple plus libre, plus digne.

Ceci est un message du MFFPS

08 Aug 2016

Message de Paix à l’occasion de la journée Internationale des Refugiés

Burundais, burundaises

Vous qui êtes refugiés dans les pays voisins et lointains ,

Vous êtes devenus réfugiés , non pas parce que vous l’avez voulu ou souhaité mais parce que notre pays s’est  engouffré dans une crise depuis le mois d’Avril 2015

Vous êtes refugiés parce que soit vous vous êtes levé pour le respect de la constitution et de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi,  soit vos voisins vous ont persécuté ou parce que votre quartier était devenu le chant de bataille. Vous êtes des victimes ou des boucs émissaires d’un système politique qui viole les lois et tue son peuple .

Nous savons qu’en exil , tout est à reconstruire alors qu’on a tout laissé  derrière soi.

Le mouvement des femmes et filles pour la paix et la sécurité au Burundi , qui compte aussi en son sein beaucoup de refugiées , exprime sa solidarité envers vous tous  qui vivez dans des conditions pour le moins souhaitable. Nous vous demandons de rester digne, de respecter les lois et coutumes de vos pays d’accueil  et  rester confiant que le Burundi redeviendra le beau pays que nous rêvons  .

Ceci est message du mouvement des femmes et filles pour la paix et la sécurité au Burundi

08 Aug 2016

MESSAGES DE PAIX 2ème édition

  1. Vous les femmes qui ont eu l’honneur d’appartenir aux forces de défense et de sécurité.

Souvenez-vous que votre présence dans ces corps a été obtenue de haute lutte après un long et dur combat des femmes qui militent pour l’égalité des droits et de chance,   convaincues que la participation des femmes dans les institutions de paix et de sécurité  apporterait une valeur ajoutée au niveau de la protection de la population. Ce plaidoyer  n’était pas facile car la mission de protéger était uniquement réservée aux  hommes par nos  mœurs et coutumes. Les premières à intégrer ces corps ont même eu à affronter et relever des préjugés les traitant d’oiseaux de malheur venus jeter le mauvais sort et le discrédit à ces forces.

Ne leur donnez donc pas raison.

Malgré la complexité  de votre mission,  nous vous invitons à garder votre identité de mères, de gardiennes des valeurs éthiques et morales.

Nous apprenons, avec des témoignages à l’appui, que parmi vous il y a des femmes qui excellent dans la participation aux disparitions forcées, dans les tortures et dans les tueries des enfants du Burundi. Les femmes se comptent parmi celles qui exigent  des rançons à de malheureux parents et couvrent de véreux ravisseurs qui font souvent disparaître à jamais leurs victimes.

De nos jours, rien ne se fait plus dans le secret absolu. Ce malheureux et honteux trafic laisse des traces qui remonteront bientôt jusqu’ à toutes celles qui y auront pris part.

Demain vous ne serez protégées ni par le secret sous lequel vous croyez opérer, ni par l’obligation ou le  devoir d’obéissance.  Le jour où les membres de ces corps  répondront de leurs actes, vous ne serez pas non plus épargnées.

C’est un message du mouvement des femmes et filles pour la paix et la sécurité au Burundi.

2. Officiers de police judiciaire, procureurs et magistrats.

La nation vous a confié la mission d’enquêter, poursuivre et juger les présumés auteurs de délits et crimes et  que justice soit rendue pour sanctionner les coupables, rétablir les honnêtes citoyens dans leurs droits  et ainsi restaurer l’ordre social perturbé.

Il ne se passe pas un jour sans que l’on enregistre des meurtres, des assassinats, des disparitions forcées, des viols, des atteintes aux biens des particuliers…De massives  violations des droits de l’homme se commettent  au grand jour et sans aucune intervention.

Les victimes ne cessent de vous interpeller et vous rappeler à votre devoir d’investigation, de poursuite et de jugement  mais leurs cris de détresse restent sans écho. L’inertie des services judiciaires fait le lit a la criminalité et assure l’impunité aux criminels qui n’ont plus rien à craindre de la loi et de ses défenseurs.

Officiers de police judiciaire, procureurs et magistrats.

Souvenez-vous que la Justice est le dernier rempart du citoyen, de la veuve et de l’orphelin, de l’homme libre et du détenu ….et  de tous ceux qui se trouvent sans autre défense que la force de la loi. C’est Vous leurs   protecteurs et leurs  défenseurs.

Ceci est un message du mouvement des femmes et filles pour la paix et la securite au Burundi

3. Burundais et burundaises

Nul n’ignore les malheurs qui s’abattent sur les enfants du Burundi au quotidien. Tout le monde entend les cris des douleurs des familles qui perdent les leurs. Quand votre tour n’est pas encore arrivé, vous louez le seigneur pour ce jour car vous n’êtes sur du lendemain. Cela bloque bien entendu l’entreprenariat des projets à long terme car on n’est  jamais sur de pouvoir les exécuter.

Cela fait une année que les tueries ,les enlèvements et les tortures  visent les jeunes  qui ont eu l’audace d’exercer le droit de  manifester pacifiquement contre le troisième mandat du Président NKURUNZIZA .

Mais ces derniers temps, nous constatons que mêmes les plus âgés en l’occurrence les militaires ex fab retraités ne sont pas épargnés  par la pratique de un a un (KAMWE KAMWE en Kirundi).

Qu’on  ne dise pas qu’on on est épargné par cette pratique. Quand une mauvaise pratique s’installe dans votre demeure, si vous ne la combattez pas, le lendemain il vous emporte . Et quand la mort va frapper à votre porte,  le voisin qui sera déjà parti ne va pas vous porter secours.

Ne vous lassez pas de vos messages, mous continuerons a crier a la solidarité . Quant a vous qui vous adonnez a des tueries et exactions de toutes sortes contre les enfants du Burundi  ou qui êtes complices de leurs auteurs, un jour les cris des innocents va crier justice

C’est un message du mouvement des femmes et filles du Burundi pour la paix et la sécurité au Burundi.

4. Burundais et burundaises

Par les temps qui courent, la plupart des pays y compris les pays voisins du Burundi sont en compétition vers le développement. Ils sont à l’heure de la numérisation , conscients que demain , celui qui ne saura pas utiliser l’ordinateur sera comme quelqu’un qui n’a  jamais été à l’école.

Il est fort regrettable qu’au lieu d’encourager la jeunesse burundaise dans cette voix, elle est plutôt entrainée  à exceller dans les insultes contre les voisins   , contre les parentés et contre toute autre personne qui ne parle pas le même langage que celui du gouvernement.

Ces insultes sont développés à travers les écrits, les discours officiels mais surtout à travers les danses et les chansons.

Burundais et burundaises, ne vous y trompez pas , personne ne peut se suffire dans la vie . Ceci a été prouvé dans un passe récent. Au moment ou le marche central de Bujumbura brulait au mois de janvier 2014, ce sont les voisins qui nous ont porté secours et nous permis d’éviter la catastrophe dans la capitale Bujumbura car il était moins une pour que le feu atteigne les stations d’essence  aux alentours du marché.  Ceci est un exemple parmi tant d’autres du bien fait du bon voisinage.

Ne trahissons pas notre culture qui nous enseigne la retenue et le respect d’autrui. Même quand un enfant a transgressé cette bonne habitude, il est du devoir du parent de le redresser pour éviter que cet enfant jette le discrédit sur la famille.

Ceci est un message du Mouvement des femmes et filles pour la paix et la sécurité au Burundi

08 Aug 2016

MESSAGES DE PAIX 1ere édition

MESSAGES DE PAIX 1ere édition  

1) La crise que vit le Burundi depuis une année n’a épargné personne. Nous souffrons tous de ses effets dévastateurs  et regrettons d’ autant plus amèrement  la paix que nous avions difficilement retrouvée grâce aux Accords d’ Arusha.

Maintenant que nous en avons pris toute la valeur, ne baissons pas les bras ; ressaisissons- nous et faisons en sorte que ces Accords soient toujours notre référence et notre guide  pour une cohabitation pacifique.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

2)  Chers frères, chères sœurs

La crise que nous vivons est venue exacerber l’état de dénuement de nos populations. Que l’état de nécessité ne soit jamais une justification pour renier nos valeurs d’ « Ubuntu ».

Quelles que soient nos privations et nos frustrations, ne trahissons jamais  les nôtres pour l’appât du gain. L’arrière-goût n’en serait que plus amer et nos consciences plus coupables si nous devions regretter des vies humaines que notre souci d’humanisme et d’Ubuntu aurait pu sauver. Souvenons-nous de la sagesse de nos pères :“urya uwawe ukinovora intuntu” et  « uheza guhemuka ibigori bikera »

(La trahison, dans quelque circonstance que ce soit, ne peut jamais cesser d’être infâme. (Louis-Philippe de Ségur ))

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

3) Chers jeunes, chers enfants

“ Si vieillesse pouvait et si jeunesse savait”. Sachez que  votre avenir est primordial, le Burundi de demain sera bâti par vous-mêmes. Ne prêtez pas oreille à celui qui vous détruit et détruit  le Burundi car vous dépendrez toujours l’un de  l’autre et resterez toujours enfants du même pays . Soyez vigilants pour que les intérêts communs priment toujours sur les intérêts particuliers. Bâtissez sur ce qui vous unit et non sur ce qui vous divise et luttew ensemble pour faire respecter vos droits, source de votre dignité.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

4) Cheres Burundais et Burundaises,

Nous avons des valeurs culturelles que nous devrons léguer aux générations futures. Nous devrons tous nous inspirer de ces valeurs morales pour redorer l’image de notre pays et les inculquer chez nos enfants pour qu’ils s’en inspirent à l’ avenir dans la gestion du pays.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

5)  Chers frères, chères sœurs

La crise qui secoue le Burundi depuis une année est essentiellement d’ordre politique et les protagonistes des deux bords sont de toutes les ethnies.

Restons vigilants et refusons de tomber encore dans le piège de ceux qui voudraient nous faire retourner dans  les divisions ethniques desquelles nous nous étions délibérément et définitivement détournés depuis la signature des Accords d’ Arusha.

Que les malheurs que les Burundais ont soufferts à cause des  divisions ethniques nous servent de leçons de notre histoire afin que plus jamais, personne ne dise qu’il n’a pas su ou a été trompé.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

6)    Chères mamans et épouses.

Pendant cette crise, interrogeons-nous et assurons-nous que nous nous acquittons correctement de nos responsabilités. De tout temps, nous sommes  des mères, des  épouses et des  conseillères de nos maris et de nos enfants.

Et en cela, toutes les mères se ressemblent. Elles souffrent de la même manière lorsqu’ elles perdent un enfant ou quand elles deviennent veuves. Nous devrions donc ensemble éloigner le spectre de la mort.

Quels conseils prodiguons-nous à nos maris, à nos enfants, à nos frères et sœurs pour qu’ils ne versent pas  le sang et appellent la malédiction sur nos familles ?

Chères mamans et chères sœurs, nous ne pouvons pas  nous permettre d’être des spectatrices désintéressées de la descente aux enfers de notre pays.

Levons- nous toutes pour le sauver et mettons à sa disposition  nos forces, nos cœurs et nos vies comme nous y engage notre hymne national.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

7)  Aux forces de défense et de sécurité du Burundi.

Depuis avril 2015, plus de 1000 personnes, des jeunes pour la  plupart  ont perdu leur  vie. Les parents ont perdu des enfants, les conjoints sont devenus veufs, les enfants orphelins. Les Burundais et le  monde s’interrogent  quant à votre  responsabilité de défendre le pays et la population.  Restez unis, ne cédez pas au ventriotisme ou  aux divisions ethniques. Trop de sang a déjà coulé, les burundais attendent le salut de vous pour pouvoir ramener le pays sur les rails.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

8)   Chers Burundais et Burundaises,

Evitons les mots qui blessent en ces moments de crise. Les mots peuvent tuer au même titre que l’épée. La paix n’est pas seulement un souhait mais un devoir de tout un chacun. Celui qui ne milite pas pour la paix sème la haine. La paix ne devrait pas demeurer un simple mot de salutation au risque de devenir un simple slogan  mais devrait être au centre des préoccupations des dirigeants et de nos institutions. Ne disons pas une chose et son contraire, cela nous permettra de retrouver la dignité dans le concert des Nations.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

9) Chers frères, chères sœurs ;

Comme fils et filles d’une même Nation, nous sommes liés par un même destin et partageons le même sort.

La sagesse burundaise nous apprend qu’il n’y a pas plus proche famille que son voisin et qu’il ne faut jamais se réjouir des malheurs des autres.

Soutenons-nous dans nos malheurs, partageons le peu que nous avons et  portons-nous assistance.

Que la paix et la sécurité du voisin soit une préoccupation partagée dans nos quartiers et dans nos communautés.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

10) Chères femmes et épouses,

Rappelez-vous que nous avons la force et la capacité ? Le processus de paix nous concerne. Ne restons pas impuissantes face à la disparition des nôtres. Ne laissons pas les autres décider ou penser à notre place alors que nous avons une capacité intellectuelle et un cœur. Unissons-nous et dialoguons franchement sur ce qui hante notre pays et trouvons une solution durable qui honore notre pays et garantit un bon avenir pour nos enfants.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

 

11) Aux politiciens, aux présidents des partis politiques et des OSC.

Le pays vient de passer une année dans une crise causée par Pierre Nkurunziza qui a brigué un 3eme mandat illégal. La paix et la sécurité engendrées par l’Accord d’ Arusha sont perturbées, des milliers de burundais sont morts, d’autres ont fui et continuent à fuir le pays.

Usez de toutes vos capacités intellectuelles pour ramener la paix et la sécurité au Burundi. La crise que nous traversons a mis en évidence vos forces et vos  faiblesses de chacun dans la recherche de la paix. Aujourd’hui l’indifférence qui fait croire que la tache de ramener la paix  est dévolue aux autres n’est pas permise. L’union faisant la force, la résolution de la crise nous incombe tous.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.