14 Oct 2017

Témoignage de Vanessa Alaine Kaneza

Témoignage de Vanessa Alaine Kaneza
“Je demande à la Cour pénale internationale de m’aider à demander à Pierre Nkurunziza de me remettre mon mari. Il lui a servi fidèlement, il était son instrument.. S’il lui a trouvé une nouvelle mission, qu’il me dise où il a mis mon mari”.
C’est le cri de détresse de Vanessa Alaine Kaneza, l’épouse d’Aimé Aloys Manirakiza alias “Musaga”, milicien Imbonerakure introuvable depuis son arrestation par un brigadier de la garde présidentielle, Jonas Ndabirinde, le 25 mai 2017 à Kanyosha.
 
Dans un témoignage fait hier soir sur les radio Inzamba et RPA, Vanessa Alaine Kaneza a d’abord confirmé l’appartenance à la milice Imbonerakure et l’implication de son mari dans des crimes graves: arrestations, torture et exécutions des opposants au régime de Pierre Nkurunziza. A cet effet, selon Madame Kaneza, “Musaga” avait reçu un fusil Kalash Ak47, un pistolet, six grenades et une tenue militaire qu’il portait durant ses opérations; une révélation qui confirme l’armement de la milice Imbonerakure. Vanessa Kaneza révèle le lien et la collaboration de “Musaga” avec des éléments des forces de sécurité dont le Major Pascal Minani alias “Mababa”, le Général “Wakenya”, un certain Major Evariste de la garde présidentielle et de manière générale avec le SNR à Bujumbura.
 
Dans son témoignage, Madame Kaneza a ensuite évoqué les circonstances de la disparition forcée de son mari ainsi que la traque dont elle a elle-même fait objet. Selon madame Kaneza, Aimé Aloys Manirakiza a été appelé au téléphone le 25 mai 2017 par son collègue Eddy Uwimana qui venait d’être appelé par un autre milicien Imbonerakure Pascal Minani alias “Mabiya” pour les inviter à une mission spéciale à la barrière communale de Kanyosha . Arrivés au lieu convenu, les deux miliciens “Musaga” et Uwimana ont été arrêtés par le brigadier Jonas Ndabirinde de la garde présidentielle qui les aurait conduits au camp de l’API à Ngagara Q.9. Selon les informations reçues par Madame Kaneza, les deux Imbonerakure auraient été exécutés dans le camp API sur ordre du Général Gervais Ndirakobuca alias “Ndakugarika”. Vanessa Alaine Kaneza a été à son tour traquée par des Imbonerakure et des agents du SNR qui craignaient qu’elle livre des secrets sur les crimes de son mari.
 
En terminant son témoignage, Madame Vanessa Alaine Kaneza demande à la Cour pénale internationale de lancer son enquête sur les crimes graves en cours au Burundi et demande pardon au peuple burundais pour les crimes commis par son mari. Vanessa Alaine Kaneza, dans son pays d’exil, a peur de rencontrer des victimes ou des proches des victimes de son mari.
 
C’est une femme terrorisée qui est entrée en contact avec le FOCODE en juillet 2017, Vanessa ne savait plus à quel saint se vouer. D’un côté, elle était traquée par les services secrets de Nkurunziza et les anciens “amis de son mari” à tel point qu’en moins de deux mois elle avait changé de résidence quatre fois et les familles d’accueil commençaient à avoir peur qu’elle leur cause des ennuis. De l’autre, elle avait peur de rencontrer des personnes originaires de Musaga qui auraient perdu les leurs à cause de son mari “Musaga”. Cette mère de deux enfants en très bas-âge et enceinte n’avait même pas de papiers de voyage… A la mi-août 2017, elle a pu quitter difficilement le Burundi et se trouve depuis en lieu sûr. Un des pays que le milicien “Musaga” a souvent insulté à travers des manifestations à Bujumbura a été celui qui a accueilli et sauvé sa famille en détresse. Ceux que “Musaga” n’aurait pas hésités à torturer et tuer ont été les derniers recours pour sa famille en danger.
 
Le sort d’Aimé Aloys Manirakiza alias “Musaga” devrait servir de leçon à de nombreux miliciens Imbonerakure qui se laissent instrumentaliser dans des crimes innommables. Les membres du CNDD-FDD devraient comprendre que les défenseurs de droits humains ne sont pas des ennemis à vilipender, mais plutôt ceux qui pourront les assister quand leurs droits seront gravement bafoués. Enfin, à mes collègues DDH, j’aimerais dire que la “défense des droits humains a encore plus de sens quand nous sommes appelés à défendre les droits de ceux qui n’auraient pu que nous liquider s’ils en avaient eu l’opportunité…”
 
Je remercie Madame Vanessa Kaneza pour son courage dans ce témoignage.. J’invite beaucoup d’épouses des bourreaux à tirer des leçons et à prendre le courage de déconseiller leurs maris impliqués dans la répression car, à la fin, les conséquences sont malheureusement portées par des veuves et des orphelins. Au moins, pensez à obtenir vos papiers de voyage, le système Nkurunziza risque de vous surprendre un jour…
10 Dec 2016

Message de mobilisation pour la paix du 1er décembre 2016

Samedi 26 Novembre 2016 , des manifestations étaient organisées dans tout le pays  contre la venue de trois enquêteurs du Conseil des droits de l’homme au Burundi  et contre la Belgique qui vient d’abriter une rencontre avec les organisations de la société civile burundaise.

A Bujumbura, le maire de la ville avait précisé dans sa lettre de convocation que la présence de tous est obligatoire. Oui, les citadins ont répondu par milliers, scandant des champs de bataille et de guerre  avec des fusils d’entrainements. Si symboliques soient- ils, ce qui est important est le message qu’ils ont voulu transmettre.

Ailleurs , à Rumonge , le chef de file n’était personne d’autre que le secrétaire général du parti CNDD – FDD  qui s’est donné  à cœur ouvert à accuser la Belgique comme étant la source de tous les mots , de toutes les divisions dont  souffre le Burundi , d’avoir conçu le coup d’état de mai 2015 et plus grave , la Belgique serait en train de préparer le génocide au Burundi.

Partout dans le pays, des occasions s’inventent pour mobiliser la population  dans des manifestations aux allures de propagande qui depuis les années du règne du CNDD-FDD sont  organisées de façon permanente.

Des manifestations, tambours  battants qui contrastent  avec la répression des manifestations de Avril -Mai 2015 car le Burundi vit aujourd’hui en doublon – Certains ont le droit de manifester , d’autres non , certains ont le droit de crier , d’autres  non , certains ont le droit de pleurer  même quand ils n’ont  pas souffert , d’autres  n’ont  même pas le droit de faire le deuil quand ils ont perdu les leurs . Certains on le droit de dire n’importe quoi, même des propos qui incitent à la haine et à la violence, d’autres n’ont même pas le droit de les dénoncer, certains ont droit à la justice, pour d’autres, l’impunité est plutôt la règle. Silence, je parle. Ainsi va la vie au Burundi.

Mais ce qui est surtout inquiétant  c’est ce  discours servi à la population : Discours public,  raciste, xénophobe, négationniste, haineux.  Bref nous sommes à l’heure de l’Institutionnalisation de la haine  et de la violence.

Le dernier rapport des Nations Unies parle des crimes contre l’humanité et de menace de génocide et celui de la FIDH de répression aux dynamiques génocidaires.

Avant ces rapports, d’autres ont été produits, notamment celui de la Commission Africaine des droits de l’homme et des peuples. Tous sont unanimes  et pointent du doigt un régime despotique qui se cache derrière la masse populaire.  Le gouvernement du Burundi a toujours la même réaction : haranguées populaires, une manière détournée de faire la propagande et propager le discours de la haine contre des cibles burundais et étrangers. Les boucs émissaires de ce samedi étaient  la Belgique qui soit disant manipule la communauté internationale et la ligue Iteka qui a travaillé avec la FIDH.

Mais que signifie cette  propagande haineuse contre les burundais et certains cibles étrangers qui osent pointer du doigt ce qui ne va pas au Burundi, cette  militarisation de la population, cette  politique de la terreur ?

10 Dec 2016

Message de mobilisation pour la paix du 8 décembre 2016-

Le gouvernement du Burundi vient d’actualiser la liste des burundais recherches par la justice et demande aux pays qui les hebergent de les extrader afin qu’ils repondent aux crimes qui’ils aurauent commis .

Ces personnes recherches sont en grande partie des jouralistes des politiciens st desleaders des organisations de la societe jadis lesplus actives dans le pays , le point communs a ces wanted etant quíls se sont battus pour le respect de la loi en denoncant la candidature de Ppierrea Nkurunziza au 3 eme mamdat a la tete du pays alors que la consitutio e ne le lui permettait pas .

La tentative du coup d’Etat du 13- 14 Mai 2015 a été une très belle opportunité au pouvoir NKURUNZZA car désormais tous les anti troisième mandat s’appellent désormais « putchistes » ou allies associes pour justifier leur poursuite en justice.

Ce n’est pas la première fois que cette liste est établie. La justice burundaise retire ou ajoute qui elle veut, sans aucune explication d’autant plus que les concernes ne l’apprennent que par le biais des réseaux sociaux. Ya t-il eu procès ou pas pour blanchir les uns et condamner les autres.  Comment se sont déroulés ces procès ? Ou sont les preuves ? Autant d’interrogations ?

En plus, pourquoi l’actualisation de cette liste à l’annonce de la visite du facilitateur dans le conflit burundais Benjamin Mkapa au Burundi ? Est-ce un pure coïncidence ? A notre avis non car uajourd’hui le gouvernement du Burundi fait tout pour faire entendre a tout le monde qu’il ne purra jamsis negocier ou dialoguer  avec les persomnnes recherches par la justice . Pourtant nul n’ignore que justement  les negociations se passent  entre les parties en conflit surtout que les personnes recheches sont les seuls a refeleter les pensees des milliers de burundais reduits au silence aujourdhhui

Au moment ou moAMu gihe Leta yama iriko itera akamo ngo abahunze bahunguke , iyo ngendo yo gukumira bamwe ibagiriza ivyaha vy’irememetanya bisa no gushaka gutanga insiguro y’igituma yomoye abo batavuga rumwe na cane cane kwerekana ko idashaka na gato ko bosubira guhonyoza ukuguru mu gihugu cabibarutse .

Barundi barundikazi

Iyo ngendo ntaho izodushikana kuko twese turi abene BURUNDI, ni twemere twicarane kuko ntaho tuzoshirana.

Twagire dutere akamo barundi bose bime amatwi abo bose bashake guca mwo ibice abarundi , bamwe beza babe ba nyagikira , abandi babi  babe ba nyagupha . U wuzokubwira ivyo ukaja narwo , ejo ntuzotangare uruhigi ruhindukiriye i wawe

Akamo ni akamo ko guhimiriza abarundi n’abarundikazi guharanira amahoro n’umutekano.

10 Dec 2016

Message de mobilisation pour la paix du 24 Novembre 2016

La semaine passée était dédiée aux combattants du CNDD – FDD au Burundi. Fidèle à sa politique d’exclusion, le gouvernement du Burundi n’hésite pas à afficher ses plans d’ignorer et éliminer une partie de la population. Sinon, comment expliquer l’organisation de la journée nationale du combattant avec les seuls militants du CNDD- FDD, en ignorant ceux qui jadis appartenaient aux autres groupes armés ou ex FAB (Forces Armées Burundaises ), qui jadis étaient alliés ou adversaires. Etaient-ils moins combattants ?   La journée de Samedi 19 Novembre 2016 marquant la clôture des activités a été particulièrement révélatrice avec le défilé des civils en armes réels et  de fabrication locale sous les applaudissements des autorités officielles et le regard inquiet de la population.  Des scènes et images  qui rappellent celles de 1993 avant le génocide du siècle dans le pays voisin, le Rwanda. Et le monde regardait. Aujourd’hui aussi le monde regarde comment les imbonerakure du Burundi défilent militairement dans tout le pays comme le faisaient les interahamwe avant le génocide du Rwanda. Pourquoi ces entrainements ? que signifient toutes ces parades ? Pas difficile à deviner et à tirer la conclusion,  car l’histoire parle d’elle même.  C’est pour tuer, terroriser toute personne qui ne partage pas l’idéologie du CNDD-FDD. C’est pour les préparer à bien « travailler »,  le jour où le signal sera donné comme prévenait un jour  le Président de l’une des institutions parlementaires au Burundi. C’est pour continuer la salle besogne de faire disparaitre et torturer.  Peut – on encore nier qu’il ya une milice au Burundi ? Alors qu’elle s’exhibe au grand jour ?  Le pouvoir est entrain de promouvoir une culture de la violence dans un pays fragilise par des cycles de conflits politiques a ramifications ethniques.  Dommage que les autorités burundaises n’apprennent pas de l’histoire car les crimes contre l’humanité ne disparaissent jamais, ils sont comme de l’encre indélébile. 24 ans après le génocide du Rwanda, certains des présumés génocidaires et  planificateurs sont en train d’être rapatriés menottes à la main, honteux de faire face aux cameras. Cette violence pourrait  se retourner tôt ou tard contre ses promoteurs.

En attendant un mot à la jeunesse aujourd’hui instrumentalisée.

A l’âge des NTIC Burundi, tout acte , tout  fait et geste que vous posez peut se  savoir en un laps de temps alors que les  personnes qui vous ont mandaté  pour faire du mal aux autres humains, à vos semblables  se la coulent  douce profitant des aisances du pouvoir.

Vous êtes aujourd’hui au service  des personnes privilégiées qui, le moment venu,  profiteront des richesses amassées pour fuir le Burundi au moment où vous serez  poursuivis, jugés et punis par la loi quand la justice viendra.

Les pensées qu’on vous inculque, les paroles de violence que vous prononcez, les actes que vous posez vont devenir des habitudes et déterminer votre caractère qui dessinera votre destin. Souhaiteriez vous êtres collés à jamais l’étiquette de tueurs au risque de faire dire aux autres peuples que nous les burundais sommes  tous violents avec une brutalité vieille d’un autre siècle. Non,  non et non tous les burundais ne sont pas prêts à assumer cette responsabilité et d’aucuns diront « non nous n’appartenons pas au même peuple», qui se confond à un peuple criminel. Il est temps que les jeunes acquis à la cause de la paix se désolidarisent de ceux qui font de la violence leur mot d’ordre car demain, le Burundi aura besoin d’une  génération aux mains propres qui puisse prendre an mains les destinées du pays et prendre des mesures de redressement de leurs frères égarés.

Ceci est un message de mobilisation pour la paix lance par le mouvement des femmes et filles pour la paix et la sécurité au Burundi.

08 Aug 2016

Message de Paix à l’occasion de la journée Internationale des Refugiés

Burundais, burundaises

Vous qui êtes refugiés dans les pays voisins et lointains ,

Vous êtes devenus réfugiés , non pas parce que vous l’avez voulu ou souhaité mais parce que notre pays s’est  engouffré dans une crise depuis le mois d’Avril 2015

Vous êtes refugiés parce que soit vous vous êtes levé pour le respect de la constitution et de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi,  soit vos voisins vous ont persécuté ou parce que votre quartier était devenu le chant de bataille. Vous êtes des victimes ou des boucs émissaires d’un système politique qui viole les lois et tue son peuple .

Nous savons qu’en exil , tout est à reconstruire alors qu’on a tout laissé  derrière soi.

Le mouvement des femmes et filles pour la paix et la sécurité au Burundi , qui compte aussi en son sein beaucoup de refugiées , exprime sa solidarité envers vous tous  qui vivez dans des conditions pour le moins souhaitable. Nous vous demandons de rester digne, de respecter les lois et coutumes de vos pays d’accueil  et  rester confiant que le Burundi redeviendra le beau pays que nous rêvons  .

Ceci est message du mouvement des femmes et filles pour la paix et la sécurité au Burundi

08 Aug 2016

MESSAGES DE PAIX 2ème édition

  1. Vous les femmes qui ont eu l’honneur d’appartenir aux forces de défense et de sécurité.

Souvenez-vous que votre présence dans ces corps a été obtenue de haute lutte après un long et dur combat des femmes qui militent pour l’égalité des droits et de chance,   convaincues que la participation des femmes dans les institutions de paix et de sécurité  apporterait une valeur ajoutée au niveau de la protection de la population. Ce plaidoyer  n’était pas facile car la mission de protéger était uniquement réservée aux  hommes par nos  mœurs et coutumes. Les premières à intégrer ces corps ont même eu à affronter et relever des préjugés les traitant d’oiseaux de malheur venus jeter le mauvais sort et le discrédit à ces forces.

Ne leur donnez donc pas raison.

Malgré la complexité  de votre mission,  nous vous invitons à garder votre identité de mères, de gardiennes des valeurs éthiques et morales.

Nous apprenons, avec des témoignages à l’appui, que parmi vous il y a des femmes qui excellent dans la participation aux disparitions forcées, dans les tortures et dans les tueries des enfants du Burundi. Les femmes se comptent parmi celles qui exigent  des rançons à de malheureux parents et couvrent de véreux ravisseurs qui font souvent disparaître à jamais leurs victimes.

De nos jours, rien ne se fait plus dans le secret absolu. Ce malheureux et honteux trafic laisse des traces qui remonteront bientôt jusqu’ à toutes celles qui y auront pris part.

Demain vous ne serez protégées ni par le secret sous lequel vous croyez opérer, ni par l’obligation ou le  devoir d’obéissance.  Le jour où les membres de ces corps  répondront de leurs actes, vous ne serez pas non plus épargnées.

C’est un message du mouvement des femmes et filles pour la paix et la sécurité au Burundi.

2. Officiers de police judiciaire, procureurs et magistrats.

La nation vous a confié la mission d’enquêter, poursuivre et juger les présumés auteurs de délits et crimes et  que justice soit rendue pour sanctionner les coupables, rétablir les honnêtes citoyens dans leurs droits  et ainsi restaurer l’ordre social perturbé.

Il ne se passe pas un jour sans que l’on enregistre des meurtres, des assassinats, des disparitions forcées, des viols, des atteintes aux biens des particuliers…De massives  violations des droits de l’homme se commettent  au grand jour et sans aucune intervention.

Les victimes ne cessent de vous interpeller et vous rappeler à votre devoir d’investigation, de poursuite et de jugement  mais leurs cris de détresse restent sans écho. L’inertie des services judiciaires fait le lit a la criminalité et assure l’impunité aux criminels qui n’ont plus rien à craindre de la loi et de ses défenseurs.

Officiers de police judiciaire, procureurs et magistrats.

Souvenez-vous que la Justice est le dernier rempart du citoyen, de la veuve et de l’orphelin, de l’homme libre et du détenu ….et  de tous ceux qui se trouvent sans autre défense que la force de la loi. C’est Vous leurs   protecteurs et leurs  défenseurs.

Ceci est un message du mouvement des femmes et filles pour la paix et la securite au Burundi

3. Burundais et burundaises

Nul n’ignore les malheurs qui s’abattent sur les enfants du Burundi au quotidien. Tout le monde entend les cris des douleurs des familles qui perdent les leurs. Quand votre tour n’est pas encore arrivé, vous louez le seigneur pour ce jour car vous n’êtes sur du lendemain. Cela bloque bien entendu l’entreprenariat des projets à long terme car on n’est  jamais sur de pouvoir les exécuter.

Cela fait une année que les tueries ,les enlèvements et les tortures  visent les jeunes  qui ont eu l’audace d’exercer le droit de  manifester pacifiquement contre le troisième mandat du Président NKURUNZIZA .

Mais ces derniers temps, nous constatons que mêmes les plus âgés en l’occurrence les militaires ex fab retraités ne sont pas épargnés  par la pratique de un a un (KAMWE KAMWE en Kirundi).

Qu’on  ne dise pas qu’on on est épargné par cette pratique. Quand une mauvaise pratique s’installe dans votre demeure, si vous ne la combattez pas, le lendemain il vous emporte . Et quand la mort va frapper à votre porte,  le voisin qui sera déjà parti ne va pas vous porter secours.

Ne vous lassez pas de vos messages, mous continuerons a crier a la solidarité . Quant a vous qui vous adonnez a des tueries et exactions de toutes sortes contre les enfants du Burundi  ou qui êtes complices de leurs auteurs, un jour les cris des innocents va crier justice

C’est un message du mouvement des femmes et filles du Burundi pour la paix et la sécurité au Burundi.

4. Burundais et burundaises

Par les temps qui courent, la plupart des pays y compris les pays voisins du Burundi sont en compétition vers le développement. Ils sont à l’heure de la numérisation , conscients que demain , celui qui ne saura pas utiliser l’ordinateur sera comme quelqu’un qui n’a  jamais été à l’école.

Il est fort regrettable qu’au lieu d’encourager la jeunesse burundaise dans cette voix, elle est plutôt entrainée  à exceller dans les insultes contre les voisins   , contre les parentés et contre toute autre personne qui ne parle pas le même langage que celui du gouvernement.

Ces insultes sont développés à travers les écrits, les discours officiels mais surtout à travers les danses et les chansons.

Burundais et burundaises, ne vous y trompez pas , personne ne peut se suffire dans la vie . Ceci a été prouvé dans un passe récent. Au moment ou le marche central de Bujumbura brulait au mois de janvier 2014, ce sont les voisins qui nous ont porté secours et nous permis d’éviter la catastrophe dans la capitale Bujumbura car il était moins une pour que le feu atteigne les stations d’essence  aux alentours du marché.  Ceci est un exemple parmi tant d’autres du bien fait du bon voisinage.

Ne trahissons pas notre culture qui nous enseigne la retenue et le respect d’autrui. Même quand un enfant a transgressé cette bonne habitude, il est du devoir du parent de le redresser pour éviter que cet enfant jette le discrédit sur la famille.

Ceci est un message du Mouvement des femmes et filles pour la paix et la sécurité au Burundi

08 Aug 2016

MESSAGES DE PAIX 1ere édition

MESSAGES DE PAIX 1ere édition  

1) La crise que vit le Burundi depuis une année n’a épargné personne. Nous souffrons tous de ses effets dévastateurs  et regrettons d’ autant plus amèrement  la paix que nous avions difficilement retrouvée grâce aux Accords d’ Arusha.

Maintenant que nous en avons pris toute la valeur, ne baissons pas les bras ; ressaisissons- nous et faisons en sorte que ces Accords soient toujours notre référence et notre guide  pour une cohabitation pacifique.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

2)  Chers frères, chères sœurs

La crise que nous vivons est venue exacerber l’état de dénuement de nos populations. Que l’état de nécessité ne soit jamais une justification pour renier nos valeurs d’ « Ubuntu ».

Quelles que soient nos privations et nos frustrations, ne trahissons jamais  les nôtres pour l’appât du gain. L’arrière-goût n’en serait que plus amer et nos consciences plus coupables si nous devions regretter des vies humaines que notre souci d’humanisme et d’Ubuntu aurait pu sauver. Souvenons-nous de la sagesse de nos pères :“urya uwawe ukinovora intuntu” et  « uheza guhemuka ibigori bikera »

(La trahison, dans quelque circonstance que ce soit, ne peut jamais cesser d’être infâme. (Louis-Philippe de Ségur ))

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

3) Chers jeunes, chers enfants

“ Si vieillesse pouvait et si jeunesse savait”. Sachez que  votre avenir est primordial, le Burundi de demain sera bâti par vous-mêmes. Ne prêtez pas oreille à celui qui vous détruit et détruit  le Burundi car vous dépendrez toujours l’un de  l’autre et resterez toujours enfants du même pays . Soyez vigilants pour que les intérêts communs priment toujours sur les intérêts particuliers. Bâtissez sur ce qui vous unit et non sur ce qui vous divise et luttew ensemble pour faire respecter vos droits, source de votre dignité.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

4) Cheres Burundais et Burundaises,

Nous avons des valeurs culturelles que nous devrons léguer aux générations futures. Nous devrons tous nous inspirer de ces valeurs morales pour redorer l’image de notre pays et les inculquer chez nos enfants pour qu’ils s’en inspirent à l’ avenir dans la gestion du pays.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

5)  Chers frères, chères sœurs

La crise qui secoue le Burundi depuis une année est essentiellement d’ordre politique et les protagonistes des deux bords sont de toutes les ethnies.

Restons vigilants et refusons de tomber encore dans le piège de ceux qui voudraient nous faire retourner dans  les divisions ethniques desquelles nous nous étions délibérément et définitivement détournés depuis la signature des Accords d’ Arusha.

Que les malheurs que les Burundais ont soufferts à cause des  divisions ethniques nous servent de leçons de notre histoire afin que plus jamais, personne ne dise qu’il n’a pas su ou a été trompé.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

6)    Chères mamans et épouses.

Pendant cette crise, interrogeons-nous et assurons-nous que nous nous acquittons correctement de nos responsabilités. De tout temps, nous sommes  des mères, des  épouses et des  conseillères de nos maris et de nos enfants.

Et en cela, toutes les mères se ressemblent. Elles souffrent de la même manière lorsqu’ elles perdent un enfant ou quand elles deviennent veuves. Nous devrions donc ensemble éloigner le spectre de la mort.

Quels conseils prodiguons-nous à nos maris, à nos enfants, à nos frères et sœurs pour qu’ils ne versent pas  le sang et appellent la malédiction sur nos familles ?

Chères mamans et chères sœurs, nous ne pouvons pas  nous permettre d’être des spectatrices désintéressées de la descente aux enfers de notre pays.

Levons- nous toutes pour le sauver et mettons à sa disposition  nos forces, nos cœurs et nos vies comme nous y engage notre hymne national.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

7)  Aux forces de défense et de sécurité du Burundi.

Depuis avril 2015, plus de 1000 personnes, des jeunes pour la  plupart  ont perdu leur  vie. Les parents ont perdu des enfants, les conjoints sont devenus veufs, les enfants orphelins. Les Burundais et le  monde s’interrogent  quant à votre  responsabilité de défendre le pays et la population.  Restez unis, ne cédez pas au ventriotisme ou  aux divisions ethniques. Trop de sang a déjà coulé, les burundais attendent le salut de vous pour pouvoir ramener le pays sur les rails.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

8)   Chers Burundais et Burundaises,

Evitons les mots qui blessent en ces moments de crise. Les mots peuvent tuer au même titre que l’épée. La paix n’est pas seulement un souhait mais un devoir de tout un chacun. Celui qui ne milite pas pour la paix sème la haine. La paix ne devrait pas demeurer un simple mot de salutation au risque de devenir un simple slogan  mais devrait être au centre des préoccupations des dirigeants et de nos institutions. Ne disons pas une chose et son contraire, cela nous permettra de retrouver la dignité dans le concert des Nations.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

9) Chers frères, chères sœurs ;

Comme fils et filles d’une même Nation, nous sommes liés par un même destin et partageons le même sort.

La sagesse burundaise nous apprend qu’il n’y a pas plus proche famille que son voisin et qu’il ne faut jamais se réjouir des malheurs des autres.

Soutenons-nous dans nos malheurs, partageons le peu que nous avons et  portons-nous assistance.

Que la paix et la sécurité du voisin soit une préoccupation partagée dans nos quartiers et dans nos communautés.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

10) Chères femmes et épouses,

Rappelez-vous que nous avons la force et la capacité ? Le processus de paix nous concerne. Ne restons pas impuissantes face à la disparition des nôtres. Ne laissons pas les autres décider ou penser à notre place alors que nous avons une capacité intellectuelle et un cœur. Unissons-nous et dialoguons franchement sur ce qui hante notre pays et trouvons une solution durable qui honore notre pays et garantit un bon avenir pour nos enfants.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.

 

11) Aux politiciens, aux présidents des partis politiques et des OSC.

Le pays vient de passer une année dans une crise causée par Pierre Nkurunziza qui a brigué un 3eme mandat illégal. La paix et la sécurité engendrées par l’Accord d’ Arusha sont perturbées, des milliers de burundais sont morts, d’autres ont fui et continuent à fuir le pays.

Usez de toutes vos capacités intellectuelles pour ramener la paix et la sécurité au Burundi. La crise que nous traversons a mis en évidence vos forces et vos  faiblesses de chacun dans la recherche de la paix. Aujourd’hui l’indifférence qui fait croire que la tache de ramener la paix  est dévolue aux autres n’est pas permise. L’union faisant la force, la résolution de la crise nous incombe tous.

Ceci est un message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité  au Burundi.