Message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité au Burundi de ce Lundi Noir 19 Novembre 2018.

Encore un échec de la communauté internationale en général et plus particulièrement de l’union africaine dans le conflit burundais. La récente visite du Président de la Commission Paix et Sécurité de l’UA démontre le mépris que le pouvoir de Bujumbura porte à l’égard de cette institution, et de toutes celles qui essaient de lui dire la vérité. 

Le Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité au Burundi assiste, impuissant, depuis 3 ans au massacre de nos fils et filles, de nos frères et maris,…au vu et au su d’une communauté africaine indifférente au malheur du peuple burundais. 

La menace d’un autre génocide comme celui du Rwanda voisin, au sein d’une nation peuplée par les mêmes ethnies, ayant exactement les mêmes problèmes, n’a jamais été aussi bien identifiée par différentes commissions et enquêteurs avisés qui se sont penchés sur le cas burundais.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Pierre Nkurunziza ne s’est pas compliqué la vie: il a pris les ingrédients du génocide qui a eu lieu au Rwanda en 1994 et les a développés. Et cela au vu et au su de tout le monde, comme il y a 24 ans!

L’histoire se répète et rien n’est prévu encore une fois pour éviter cette hécatombe. 

On parle d’échec des pourparlers burundais dans l’attente de verser des larmes de crocodile comme en 1994 au Rwanda. 

Et pendant ce temps, les femmes et filles burundaises sont encore une fois la cible de multiples agressions dans les camps de réfugiés tels que les viols et autres maltraitances, notamment en Tanzanie, lorsqu’elles vont chercher du bois aux alentours du camps, pour ne citer que cet exemple.

L’échec du dialogue burundais est d’abord une responsabilité de l’UA, qui a délégué la recherche de solution à l’EAC. 

Quelqu’un a dit que l’insanité est de faire toujours la même chose en espérant des résultats différents. L’UA a assisté les bras ballants, aux refus répétés du Président burundais à dialoguer avec ses opposants. Nous attendons la suite… qui n’arrivera peut être jamais.

Les burundais ayant à cœur de voir un état de droit et de respect de la vie humaine s’installer au Burundi, ne devraient pas pour autant tomber dans le désespoir. Même si la nuit semble interminable, l’aube est toujours à l’horizon. Restons brave et unis. Tournons le regard vers ces pays, qui ont récemment réussi à se débarrasser d’une dictature d’un autre temps. 

Ceci est un Message du Mouvement des Femmes et Filles pour la Paix et la Sécurité au Burundi .