10 Déc 2016

Message de mobilisation pour la paix du 24 Novembre 2016

La semaine passée était dédiée aux combattants du CNDD – FDD au Burundi. Fidèle à sa politique d’exclusion, le gouvernement du Burundi n’hésite pas à afficher ses plans d’ignorer et éliminer une partie de la population. Sinon, comment expliquer l’organisation de la journée nationale du combattant avec les seuls militants du CNDD- FDD, en ignorant ceux qui jadis appartenaient aux autres groupes armés ou ex FAB (Forces Armées Burundaises ), qui jadis étaient alliés ou adversaires.
Etaient-ils moins combattants ?   La journée de Samedi 19 Novembre 2016 marquant la clôture des activités a été particulièrement révélatrice avec le défilé des civils en armes réels et  de fabrication locale sous les applaudissements des autorités officielles et le regard inquiet de la population.  Des scènes et images  qui rappellent celles de 1993 avant le génocide du siècle dans le pays voisin, le Rwanda. Et le monde regardait. Aujourd’hui aussi le monde regarde comment les imbonerakure du Burundi défilent militairement dans tout le pays comme le faisaient les interahamwe avant le génocide du Rwanda. Pourquoi ces entrainements ? que signifient toutes ces parades ? Pas difficile à deviner et à tirer la conclusion,  car l’histoire parle d’elle même.  C’est pour tuer, terroriser toute personne qui ne partage pas l’idéologie du CNDD-FDD. C’est pour les préparer à bien « travailler »,  le jour où le signal sera donné comme prévenait un jour  le Président de l’une des institutions parlementaires au Burundi. C’est pour continuer la salle besogne de faire disparaitre et torturer.  Peut – on encore nier qu’il ya une milice au Burundi ? Alors qu’elle s’exhibe au grand jour ?  Le pouvoir est entrain de promouvoir une culture de la violence dans un pays fragilise par des cycles de conflits politiques a ramifications ethniques.  Dommage que les autorités burundaises n’apprennent pas de l’histoire car les crimes contre l’humanité ne disparaissent jamais, ils sont comme de l’encre indélébile. 24 ans après le génocide du Rwanda, certains des présumés génocidaires et  planificateurs sont en train d’être rapatriés menottes à la main, honteux de faire face aux cameras. Cette violence pourrait  se retourner tôt ou tard contre ses promoteurs.

En attendant un mot à la jeunesse aujourd’hui instrumentalisée.

A l’âge des NTIC Burundi, tout acte , tout  fait et geste que vous posez peut se  savoir en un laps de temps alors que les  personnes qui vous ont mandaté  pour faire du mal aux autres humains, à vos semblables  se la coulent  douce profitant des aisances du pouvoir.

Vous êtes aujourd’hui au service  des personnes privilégiées qui, le moment venu,  profiteront des richesses amassées pour fuir le Burundi au moment où vous serez  poursuivis, jugés et punis par la loi quand la justice viendra.

Les pensées qu’on vous inculque, les paroles de violence que vous prononcez, les actes que vous posez vont devenir des habitudes et déterminer votre caractère qui dessinera votre destin. Souhaiteriez vous êtres collés à jamais l’étiquette de tueurs au risque de faire dire aux autres peuples que nous les burundais sommes  tous violents avec une brutalité vieille d’un autre siècle. Non,  non et non tous les burundais ne sont pas prêts à assumer cette responsabilité et d’aucuns diront « non nous n’appartenons pas au même peuple», qui se confond à un peuple criminel. Il est temps que les jeunes acquis à la cause de la paix se désolidarisent de ceux qui font de la violence leur mot d’ordre car demain, le Burundi aura besoin d’une  génération aux mains propres qui puisse prendre an mains les destinées du pays et prendre des mesures de redressement de leurs frères égarés.

Ceci est un message de mobilisation pour la paix lance par le mouvement des femmes et filles pour la paix et la sécurité au Burundi.